
Le succès d’un grand événement comme la Coupe du monde de ski d’Adelboden ne réside pas dans le spectacle, mais dans un écosystème organisationnel perfectionné au fil des décennies.
- La mobilisation de près de 2 000 bénévoles repose sur un modèle unique de transmission du savoir intergénérationnel.
- Une logistique de précision minutieusement planifiée, comprenant des concepts de navettes et des fermetures stratégiques, est la clé pour éviter le chaos routier dans cette vallée étroite.
- Les investissements durables dans les infrastructures et la valorisation des offres locales ne sécurisent pas seulement l’événement, mais renforcent économiquement toute la région.
Recommandation : Analysez ce modèle comme une référence pour créer, lors de votre propre événement, un écosystème durable qui perdure bien au-delà du jour J et intègre systématiquement les partenaires locaux.
Chaque année en janvier, un petit miracle se produit à Adelboden. Un paisible village de l’Oberland bernois d’environ 3 500 habitants se transforme en centre du monde du ski et accueille plus de 40 000 fans. La question que tout gestionnaire d’événement se pose n’est pas de savoir si c’est possible, mais comment cela l’est. Beaucoup pensent immédiatement aux éléments évidents : il faut beaucoup de bénévoles et un bon concept de transport. C’est vrai, mais cela ne fait qu’effleurer la surface de ce qui se cache réellement derrière.
La véritable magie ne réside pas dans des mesures isolées, mais dans un écosystème organisationnel finement réglé, développé sur des décennies. C’est une machine construite sur des valeurs suisses telles que la précision, le sens de la communauté et une bonne dose de pragmatisme. La clé du succès n’est pas de gérer le chaos, mais de l’empêcher dès le départ grâce à une planification stratégique. Il s’agit de ne pas considérer l’événement comme un corps étranger, mais comme une partie intégrante de l’identité et de l’économie régionales.
Mais et si l’art véritable ne consistait pas simplement à organiser des aidants et des bus, mais à créer un système dans lequel chacun – du bénévole à l’hôtelier en passant par les commerces locaux – trouve sa place et son intérêt ? Cet article n’est pas un simple retour en arrière. C’est le regard d’un président de CO (comité d’organisation) derrière les coulisses, révélant les rouages de cette horlogerie complexe. Nous analyserons les piliers décisifs qui rendent ce grand événement non seulement possible, mais en font un succès reproductible et durable.
Ce guide plonge au cœur des piliers stratégiques qui constituent le fondement du succès à Adelboden. De la mobilisation du travail bénévole inestimable à la gestion intelligente du trafic, en passant par la création de valeur durable pour toute la région – vous trouverez ici les principes organisationnels qui comptent vraiment.
Sommaire : Les secrets d’organisation de la Coupe du monde d’Adelboden
- Pourquoi les grands événements en Suisse ne fonctionnent-ils que grâce au travail gratuit ?
- Comment acheminer des milliers de fans dans une vallée étroite sans chaos routier ?
- Tribunes en acier ou infrastructure durable : qu’en retire le village ?
- Le risque financier en cas d’annulation de la course du Lauberhorn à cause du foehn
- Comment les PME locales attirent-elles l’attention à l’ombre des grands sponsors principaux ?
- Quand les routes de col sont-elles fermées et comment planifier la déviation ?
- Comment rédiger, en tant que président d’association, un rapport qui sera réellement publié ?
- Comment un hôtel 3 étoiles familial survit-il face à Airbnb et aux prix élevés ?
Pourquoi les grands événements en Suisse ne fonctionnent-ils que grâce au travail gratuit ?
La réponse est plus complexe qu’il n’y paraît. Il ne s’agit pas seulement de « travail gratuit », mais d’une culture du système de milice et de la vie associative profondément ancrée dans l’ADN suisse. Cette volonté de s’engager pour la communauté en est le fondement. Sans elle, aucun grand événement de cette ampleur ne serait finançable. Les experts estiment que la part du travail bénévole dans le produit intérieur brut suisse se situe entre trois et quatre pour cent – une performance économique colossale.
À Adelboden, cela se manifeste par le « Modèle d’Adelboden ». Nous ne parlons pas ici de bénévoles recrutés au hasard, mais d’un écosystème structuré de 1 700 volontaires, mobilisés spécifiquement pour les jours de course. À cela s’ajoutent environ 4 300 jours de service de la protection civile et de l’armée, qui fournissent un soutien logistique indispensable. Ce système repose sur la confiance et un savoir transmis de génération en génération. Au sein du comité d’organisation siègent des personnes présentes depuis des décennies qui transmettent leur expérience à la génération suivante. C’est ce savoir-faire générationnel qui rend l’organisation robuste et résiliente.
La motivation des bénévoles est ici décisive. Il s’agit d’identification, de fierté et du sentiment de faire partie de quelque chose de grand. On n’est pas un simple aidant anonyme, on fait partie de la famille de la Coupe du monde. Ce lien émotionnel est inestimable et ne peut être remplacé par aucune somme d’argent. Comme le formule si bien Cornelia Hürzeler, experte en bénévolat :
La volonté est extrêmement élevée en Suisse. Mais il faut savoir s’adresser aux groupes cibles de manière ciblée, ou tout simplement savoir les interpeller et les enthousiasmer.
– Cornelia Hürzeler, SRF News
En tant qu’organisateurs, notre tâche est de canaliser cet enthousiasme, de témoigner de la reconnaissance aux bénévoles et de leur confier une mission porteuse de sens. C’est la seule façon de préserver ce capital précieux pour l’avenir.
Comment acheminer des milliers de fans dans une vallée étroite sans chaos routier ?
La seule réponse est : avec une logistique de précision minutieusement planifiée qui rend le trafic individuel peu attrayant dès le départ. Tenter de guider 40 000 personnes en voitures privées dans un étroit village alpin est voué à l’échec. Au lieu de cela, nous misons sur un système à plusieurs niveaux qui oriente le flux de circulation avant même qu’il ne devienne un problème. L’épine dorsale de ce concept est un vaste système de Park-and-Ride en périphérie, combiné à une flotte de navettes à haute fréquence.
Les visiteurs sont dirigés dès les autoroutes vers les parkings P+R de Reichenbach ou Frutigen via des systèmes de guidage numériques. De là, un service de navettes circulant toutes les minutes assure un transport fluide vers la zone d’arrivée. Le centre du village d’Adelboden lui-même est largement fermé au trafic de transit. Cette mesure est cruciale pour libérer les axes de secours et garantir la sécurité. Il s’agit de fixer des règles claires et de les appliquer rigoureusement.

Cette approche n’est pas de la sorcellerie, mais le résultat de années d’expérience et d’optimisation constante. Les capacités des transports publics, en particulier du train et des cars postaux, sont massivement augmentées. La collaboration étroite avec les CFF et CarPostal est ici un facteur de réussite critique. Le système ne fonctionne que si l’offre publique est si attrayante, fiable et simple que l’idée de prendre sa propre voiture ne vient même pas à l’esprit.
Votre plan d’action pour un concept de transport réussi
- Définir les points de contact : Listez toutes les routes d’accès, les gares et les goulots d’étranglement potentiels menant au site de l’événement.
- Inventorier les capacités : Recensez la capacité maximale des parkings existants, des navettes et des trains. Où sont les lacunes ?
- Vérifier la cohérence : Assurez-vous que les horaires des navettes sont coordonnés avec les heures d’arrivée et de départ des trains. La signalisation du P+R jusqu’au siège est-elle ininterrompue ?
- Planifier l’orientation des visiteurs : Définissez des zones claires (P+R, zones piétonnes, zones résidentielles) et communiquez-les tôt sur tous les canaux.
- Créer un plan d’intégration : Priorisez l’augmentation des fréquences des transports publics et des navettes. Prévoyez des itinéraires alternatifs pour les urgences et définissez des périodes de fermeture claires.
En fin de compte, la gestion du trafic est une question de psychologie : il faut concevoir le chemin le plus confortable pour les visiteurs de manière à ce qu’il soit aussi le plus efficace pour l’organisation.
Tribunes en acier ou infrastructure durable : qu’en retire le village ?
Un grand événement qui n’existe que pour un week-end et ne laisse derrière lui que des caisses vides et des déchets n’est pas durable. En tant qu’organisateurs, nous portons une responsabilité envers la région. C’est pourquoi notre philosophie est la suivante : chaque franc investi doit, autant que possible, avoir une double utilité – pour la course et pour le village. La croissance exponentielle du budget, passé de 160 000 francs suisses en 1991 à 7,5 millions prévus pour 2025, nous oblige à des investissements stratégiques et visionnaires.
Un exemple parfait est l’infrastructure du Chuenisbärgli. Bien sûr, nous installons chaque année des tribunes temporaires en acier pour des milliers de spectateurs. Mais les investissements vraiment importants sont ceux qui restent. En 1999, une nouvelle installation d’enneigement a été réalisée. Ce n’était pas seulement une réponse aux hivers pauvres en neige, mais une décision stratégique. Elle nous permet de constituer tôt des dépôts de neige et de préparer la piste indépendamment de la météo. Parallèlement, elle sécurise tout le tourisme hivernal à Adelboden, car les installations sont également disponibles pour le ski régulier.
Ces investissements créent une valeur ajoutée à long terme. L’homologation de la piste de Coupe du monde jusqu’en 2030, sécurisée par ces mesures d’infrastructure, nous permet également d’organiser des courses de Coupe d’Europe et de la FIS. Cela apporte des nuitées supplémentaires et de la valeur ajoutée durant la basse saison. Au lieu de briller une seule fois par an, le Chuenisbärgli devient un site d’entraînement et de compétition utilisable toute l’année. L’infrastructure devient ainsi un moteur pour le développement régional et pas seulement un poste de dépense pour la course de Coupe du monde.
Au final, le bilan pour le village doit être positif. La Coupe du monde est l’invitée d’Adelboden, et un bon invité laisse les lieux dans un meilleur état qu’il ne les a trouvés.
Le risque financier en cas d’annulation de la course du Lauberhorn à cause du foehn
La météo est le seul facteur que nous ne pouvons pas contrôler. Une annulation due au foehn, à de fortes chutes de neige ou à la pluie est le plus grand risque financier pour tout organisateur d’événements en extérieur. Une annulation totale représenterait une perte de plusieurs millions. C’est pourquoi nous nous concentrons sur ce que nous pouvons contrôler : minimiser le risque par une préparation méticuleuse et un grand professionnalisme. Cela commence par la préparation de la piste. Autrefois, on comptait sur une épaisseur de piste de 30 cm. Aujourd’hui, la couche de neige requise pour les courses de Coupe du monde a doublé pour atteindre environ 60 centimètres, afin de créer une base robuste et résistante aux intempéries.
Cette épaisse couche de base, principalement constituée de neige de culture, est notre assurance contre les redoux. Elle agit comme un réservoir de froid et maintient la piste dans un état propice à la course, même avec des températures positives. Notre chef de piste Toni Hari, maître en la matière, résume bien la situation :
Mais je ne suis en fait jamais nerveux. La piste de course d’Adelboden est composée en majeure partie de neige artificielle. Dix centimètres de neige deviennent un centimètre de piste de course après compactage.
– Toni Hari, chef de piste d’Adelboden, dans une interview avec Plattform J
Cette affirmation ne relève pas de l’arrogance, mais de la confiance dans sa propre expertise et dans les mesures prises. Le risque calculé devient gérable grâce au professionnalisme et à la technologie de pointe. Outre la préparation de la piste, les assurances sont bien sûr un élément central de la gestion des risques. Nous sommes assurés contre les aléas climatiques, mais une assurance ne couvre jamais l’intégralité des dommages, en particulier la perte de réputation ou la déception des fans et des sponsors.
C’est pourquoi nous préférons investir dans une piste parfaite et une équipe expérimentée plutôt que de compter uniquement sur une police d’assurance. La prévention est toujours la meilleure stratégie.
Comment les PME locales attirent-elles l’attention à l’ombre des grands sponsors principaux ?
Pour les petites et moyennes entreprises (PME) locales, il est difficile de devenir visible à côté des logos omniprésents des sponsors principaux internationaux. La clé du succès ne réside pas dans la surenchère, mais dans l’authenticité, la créativité et le lien émotionnel direct avec le fan. Une entreprise locale peut offrir quelque chose qu’un groupe mondial ne pourra jamais : un morceau authentique et palpable d’Adelboden.
Un exemple parfait est le « Fröschli », une boisson chaude verte servie dans le village de la Coupe du monde. Au fil des ans, elle est passée d’une simple boisson à un véritable objet culte. Les fans ne viennent pas seulement pour la course, ils viennent aussi pour leur « Fröschli ». Ce produit a une histoire émotionnelle et est indissociable de l’expérience Adelboden. Cela montre comment les prestataires locaux peuvent occuper une niche et fidéliser une communauté de fans grâce à des produits uniques et authentiques. Au lieu de payer pour de la publicité sur les barrières, le produit lui-même devient l’outil marketing.
La masse de visiteurs offre une opportunité immense. En tant qu’organisateurs, nous considérons qu’il est de notre devoir de préparer cette scène pour les PME locales en créant délibérément de l’espace pour les prestataires locaux dans le village de la Coupe du monde et le long des zones réservées aux fans. Les chiffres parlent d’eux-mêmes :
Les chiffres officiels de fréquentation du week-end de la Coupe du monde montrent l’énorme potentiel pour les commerces locaux. Chacun de ces visiteurs est un client potentiel qui ne veut pas seulement voir une course, mais aussi vivre et consommer la culture locale. Ceci est confirmé par les données du tableau suivant, fournies par desources officielles de la Coupe du monde d’Adelboden.
| Jour de course | Discipline | Nombre de visiteurs | Taux de remplissage |
|---|---|---|---|
| Samedi | Slalom | 24 000 | 100% |
| Dimanche | Slalom Géant | 15 000 | 100% |
Les grands sponsors assurent le budget, mais les PME locales donnent à l’événement son âme. Les deux sont indispensables à l’écosystème.
Quand les routes de col sont-elles fermées et comment planifier la déviation ?
La planification des fermetures de routes est l’un des aspects les plus délicats de l’organisation, car elle concerne non seulement les visiteurs de l’événement, mais surtout la population locale et le trafic économique régional. Le principe suprême est : Aussi peu que possible, autant que nécessaire. Une fermeture complète d’un axe de vallée important est toujours le dernier recours et n’est appliquée que pour des créneaux horaires absolument nécessaires, par exemple lors des pics d’arrivée et de départ des grandes masses de spectateurs.
La planification commence des mois à l’avance en étroite coordination avec les autorités cantonales et communales ainsi que la police. L’objectif est un concept de guidage dynamique du trafic. Au lieu de fermetures rigides sur toute la journée, nous travaillons avec des créneaux horaires flexibles et des déviations qui peuvent être ajustées en fonction du volume de trafic. La communication est ici cruciale : les résidents, les entreprises locales et les voyageurs en transit doivent être informés tôt et via tous les canaux (médias locaux, bulletins communaux, signalisation sur place) des mesures prévues. La transparence crée l’acceptation.
Un élément central est constitué par les parkings de délestage largement dimensionnés, comme ceux utilisés lors d’autres grands événements suisses tels que la Fête fédérale de lutte suisse et des jeux alpestres (ESAF). Là, des capacités pour des dizaines de milliers de véhicules sont créées, bien en dehors du site de fête proprement dit. Rien que pour l’ESAF 2025, environ 14 000 places de parking avec service de navette sont prévues. Ce principe de stationnement décentralisé déleste massivement les voies d’accès directes et constitue la condition préalable pour réduire les fermetures au minimum.
En fin de compte, une fermeture bien planifiée n’est pas une nuisance, mais un instrument pour garantir la sécurité et une expérience positive de l’événement pour toutes les parties prenantes.
How to write a report as a club president that actually gets printed?
Dans le rôle de président du CO, la communication vers l’extérieur est tout aussi importante que l’organisation interne. Un rapport sec, rempli de chiffres et de faits, n’attirera guère l’attention dans le paysage médiatique actuel. Pour être vraiment entendu, nous devons raconter des histoires. Il s’agit de traiter les données de manière émotionnelle. Au lieu de simplement écrire « 1 700 bénévoles étaient en service », nous racontons l’histoire d’un aidant dont le grand-père était déjà présent au Chuenisbärgli. Cela crée une identification et reste gravé dans les mémoires.
Un travail médiatique professionnel est proactif, pas réactif. Nous n’attendons pas que les journalistes posent des questions, nous leur servons les bonnes histoires sur un plateau d’argent. Cela signifie que nous préparons des communiqués de presse sur mesure pour différents groupes cibles : les journalistes sportifs reçoivent des informations sportives détaillées, les journalistes économiques obtiennent des faits sur la création de valeur et les médias lifestyle reçoivent les histoires émotionnelles autour de l’événement. Chaque message doit avoir une valeur informative claire et être percutant.

La règle d’or est de faciliter au maximum le travail des médias. Cela signifie mettre à disposition des images et des vidéos de haute qualité, définir des interlocuteurs clairs et exploiter un centre de presse bien équipé pendant l’événement. La stratégie médiatique de la Coupe du monde d’Adelboden résume parfaitement cette approche : c’est un « guide pour le traitement émotionnel des données afin d’obtenir une résonance médiatique maximale ». Nous transformons des succès abstraits en récits humains tangibles.
Un rapport est publié lorsqu’il n’informe pas seulement, mais qu’il touche aussi. C’est l’art que tout président d’association ou de CO doit maîtriser.
L’essentiel en bref
- Le succès repose sur un écosystème organisationnel fait d’esprit bénévole, de logistique de précision et d’investissements stratégiques.
- La gestion du trafic ne réussit que par la priorité systématique donnée aux transports publics et aux concepts de P+R à grande échelle.
- La création de valeur à long terme survient lorsque les investissements dans les infrastructures servent à la fois l’événement et le tourisme annuel.
Comment un hôtel 3 étoiles familial survit-il face à Airbnb et aux prix élevés ?
Pour un hôtel familial de l’Oberland bernois, la Coupe du monde est bien plus qu’un simple week-end avec un bon taux d’occupation. C’est une ancre existentielle. Dans un environnement de marché marqué par la concurrence internationale, les plateformes de réservation en ligne et une forte pression sur les prix, le week-end de la Coupe du monde fait office de « semaine d’ancrage » stratégique. Les revenus générés au cours de ces quelques jours sont si substantiels qu’ils subventionnent les mois plus faibles de la basse saison et assurent la stabilité financière pour toute l’année.
Mais il ne s’agit pas seulement des revenus directs liés aux fans. Le véritable capital réside dans les clients réguliers que l’événement attire : les équipes de ski, les représentants des sponsors, les gens des médias. Ces groupes réservent souvent des années à l’avance, ce qui donne aux hôteliers une sécurité de planification inestimable. Ils constituent une clientèle fidèle et récurrente, conquise non pas par le prix, mais par la qualité du service et l’accueil personnalisé. C’est ici qu’une entreprise familiale peut pleinement exploiter ses atouts et se différencier clairement des offres Airbnb anonymes.
De plus, l’hôtel bénéficie de l’immense impact marketing gratuit de l’événement. La retransmission télévisée des courses, diffusée dans plus de 15 pays et atteignant un temps d’antenne de 144 heures, transporte les images d’un Adelboden ensoleillé dans le monde entier. Cette visibilité mondiale est inestimable et renforce la marque de toute la destination. Le petit hôtel 3 étoiles devient ainsi partie prenante d’une grande scène internationale. Il survit non pas malgré, mais grâce au cirque de la Coupe du monde, car il est un élément intégral de cet écosystème fonctionnel.
Utilisez ce modèle comme une référence pour créer, lors de votre prochain événement, un écosystème durable qui rayonne bien au-delà du jour J et positionne systématiquement les partenaires locaux comme des gagnants.