Le calcul de la capacité d’endettement n’est pas une loi immuable, mais un terrain de jeu où la bonne stratégie détermine le succès.

  • La structuration intelligente des fonds propres (par exemple, la mise en gage plutôt que le versement anticipé) a souvent plus de poids que le revenu pur.
  • Une perspective de coût global démasque les paradis fiscaux supposés comme des pièges à coûts et affine le regard sur le véritable meilleur lieu de résidence.

Recommandation : Analysez votre structure de financement avec les mêmes indicateurs de risque que la banque afin d’identifier et d’utiliser des « leviers de capacité d’endettement » ciblés.

Vous avez un revenu solide, l’objectif d’épargne pour les 20 % de fonds propres est à portée de main – et pourtant, la banque vous oppose un refus pour manque de « capacité d’endettement ». Ce scénario est une réalité frustrante pour de nombreux couples qualifiés en Suisse. Le rêve de devenir propriétaire semble se briser sur une formule rigide qui a peu à voir avec la situation financière réelle. On se sent impuissant face à une règle apparemment arbitraire.

Les conseils habituels sont vite donnés : épargner davantage, chercher un bien immobilier moins cher, augmenter ses revenus. Mais ces conseils ignorent le véritable défi. La fameuse règle des 33 %, combinée à un taux d’intérêt théorique de 5 %, n’est pas destinée en priorité à vérifier votre solvabilité actuelle, mais à minimiser le risque futur pour la banque. C’est précisément là que se situe le point de levier décisif que la plupart ignorent.

Et si ce calcul n’était pas la fin, mais le début d’une planification stratégique ? Et si la question n’était pas « Gagnons-nous assez ? », mais « Structurons-nous nos finances de manière assez intelligente ? ». Cet article dépasse les conseils superficiels et agit comme votre expert en hypothèques. Nous plongeons dans la mentalité des banques et vous montrons les leviers de capacité d’endettement concrets que vous pouvez activer – de l’utilisation intelligente de votre capital de caisse de pension au choix stratégique du modèle hypothécaire.

Nous répondrons ensemble aux questions critiques qui décident du succès de votre financement. Vous apprendrez à évaluer et à optimiser votre situation financière du point de vue du prêteur. À la fin, vous ne verrez plus l’examen de la capacité d’endettement comme un obstacle insurmontable, mais comme une tâche stratégique que vous pouvez maîtriser avec les bonnes connaissances.

Pourquoi paie-t-on des impôts sur une maison que l’on habite soi-même ?

Le concept de la valeur locative propre est une spécialité fiscale suisse qui semble contre-intuitive pour de nombreux futurs propriétaires. En substance, l’État impose un revenu fictif que vous réaliseriez si vous louiez votre propre bien à des tiers. Ce « revenu » est ajouté à votre revenu imposable et augmente ainsi votre charge fiscale. L’idée sous-jacente est l’égalité de traitement fiscal entre locataires et propriétaires. Les locataires ne peuvent pas déduire leurs frais de loyer des impôts, les propriétaires doivent donc avoir un « désavantage » comparable via la valeur locative.

Le montant de la valeur locative est fixé par les autorités fiscales cantonales et se situe généralement entre 60 et 70 % du loyer usuel du marché. En contrepartie, il existe un avantage décisif : en tant que propriétaire, vous pouvez déduire de vos impôts les intérêts hypothécaires ainsi que les frais d’entretien destinés à maintenir la valeur de votre propriété. Dans une phase de taux bas, où les intérêts hypothécaires sont faibles, la valeur locative peut dépasser les frais déductibles, ce qui entraîne une charge supplémentaire sensible.

Depuis des années, l’abolition de ce système fait l’objet de débats politiques intenses. Une réforme semble probable, mais les modalités exactes restent ouvertes. Les scénarios possibles vont de la suppression totale des déductions pour les intérêts de la dette et l’entretien à de nouvelles possibilités de déduction réduites. En tant qu’acheteur stratégique, vous devez garder cette incertitude à l’esprit, tout en basant votre décision de financement sur la législation actuellement en vigueur.

Quelle part du capital de la caisse de pension puis-je utiliser sans ruiner ma rente de vieillesse ?

L’utilisation des fonds du 2e pilier (caisse de pension, CP) est l’un des leviers les plus puissants pour franchir la barrière des fonds propres. Mais la plus grande prudence est de mise, car un faux pas peut réduire considérablement votre prévoyance vieillesse. Il existe fondamentalement deux voies : le versement anticipé et la mise en gage. Le versement anticipé réduit directement votre capital de vieillesse, ce qui entraîne des prestations de vieillesse plus faibles. La mise en gage, en revanche, laisse le capital dans la caisse de pension ; il sert simplement de garantie supplémentaire pour la banque. Cela permet souvent d’obtenir un financement plus élevé sans réduire directement la rente de vieillesse.

Le cadre légal est clair : selon les réglementations actuelles de l’encouragement à la propriété du logement, vous pouvez retirer la totalité de votre capital de libre-passage jusqu’à l’âge de 50 ans. À partir de 50 ans, le retrait est limité au montant dont vous disposiez à 50 ans ou à la moitié du capital actuel, le montant le plus élevé étant retenu. De plus, il est important de savoir qu’au moins 10 % du prix d’achat doivent provenir de fonds propres « réels », c’est-à-dire ne provenant pas de la caisse de pension.

Visualisierung der Vorsorgelücke bei PK-Vorbezug

La décision entre versement anticipé et mise en gage dépend fortement de votre situation individuelle, de votre tolérance au risque et du reste de votre planification de prévoyance. Un versement anticipé diminue l’hypothèque et donc les frais d’intérêt mensuels, mais entraîne un impôt immédiat sur le retrait de capital et une lacune de prévoyance qui devrait être comblée par des rachats volontaires.

Le tableau suivant résume les principales différences et sert de base de décision pour la structuration de vos fonds propres.

Critère Versement anticipé Mise en gage
Fonds propres Augmentent Restent inchangés
Montant de l’hypothèque Plus bas Jusqu’à 90 % du capital CP en plus
Prestations de vieillesse Réduites Maintenues
Fiscalité Impôt immédiat sur le capital Pas d’imposition
Remboursement Recommandé jusqu’à la retraite Sous 15 ans pour l’hypothèque suppl.

Procédure d’offres ouverte ou scellée : quelle stratégie pour obtenir l’adjudication ?

Dans un marché immobilier en surchauffe comme la Suisse, le prix de vente n’est souvent pas fixe, mais le résultat d’une procédure d’enchères. La bonne tactique peut ici faire la différence entre succès et échec. Comme le remarque avec justesse Daniela Zemp, responsable de la banque de conseil à la Banque Cantonale de Schwytz, la situation est tendue même dans les marchés traditionnellement plus solides :

Malheureusement, même dans le canton de Schwytz, il n’est pas toujours facile de trouver le bon objet à un prix raisonnable.

– Daniela Zemp, Responsable de la banque de conseil à la Schwyzer Kantonalbank

On distingue fondamentalement deux types de procédures. Dans la procédure d’offres ouverte, tous les intéressés soumettent leurs offres, souvent en plusieurs tours, et les offres sont transparentes. Ici, c’est généralement l’offre la plus élevée qui l’emporte. Dans la procédure d’offres scellée (ou sous pli fermé), tous les acheteurs potentiels soumettent leur meilleure et dernière offre par écrit et dans un délai imparti, sans connaître les offres de la concurrence. Ici, les considérations stratégiques sont décisives.

Une tactique éprouvée dans la procédure scellée consiste à proposer des montants « impairs ». Au lieu de CHF 950’000 ronds, vous pourriez par exemple proposer CHF 957’500. Cela signale que vous êtes allé jusqu’à votre limite financière supérieure et peut vous placer juste devant la concurrence en cas d’offres similaires. Mais l’argent ne fait pas tout. Une lettre personnelle aux vendeurs, racontant votre histoire et votre motivation pour l’achat de la maison, peut créer un lien émotionnel. Souvent, les vendeurs préfèrent une famille qui remplira la maison de vie plutôt qu’un investisseur anonyme.

La condition la plus importante pour toute procédure d’offres est cependant une confirmation de financement ferme de votre banque. Les vendeurs préfèrent les acheteurs dont le financement est déjà réglé, car cela accélère le processus de vente et minimise le risque d’échec. La flexibilité sur la date de remise peut également être un avantage décisif qui vous garantit l’adjudication, même si votre offre n’est pas l’offre absolue la plus élevée.

L’erreur d’acheter un terrain sans consulter le cadastre des sites pollués

La joie de trouver un terrain de rêve peut vite s’évanouir s’il s’avère après coup que le sol est contaminé. Une étape souvent sous-estimée mais critique avant tout achat de terrain est la consultation du cadastre des sites pollués (CSP). Ce registre public répertorie toutes les parcelles pour lesquelles une pollution du sous-sol est suspectée ou déjà prouvée en raison d’utilisations antérieures (par exemple par des stations-service, des pressings chimiques ou des sites industriels).

Une inscription au CSP ne signifie pas automatiquement que le terrain est inutilisable, mais c’est un signal d’alarme sérieux. Les sites sont classés en différentes catégories : nécessitant une investigation, nécessitant une surveillance ou – dans le pire des cas – nécessitant un assainissement. Un assainissement peut entraîner des coûts se chiffrant en centaines de milliers, voire en millions de francs, qui incombent généralement au propriétaire du terrain. Ce cauchemar financier peut non seulement faire exploser le budget de construction, mais aussi faire échouer l’ensemble du financement.

Les banques sont extrêmement réticentes à financer des sites pollués. Une inscription au CSP peut rendre le financement difficile, voire impossible, tant que la question de l’assainissement n’est pas réglée et que les coûts ne sont pas chiffrés. Par conséquent, un examen minutieux avant la signature du contrat d’achat est absolument indispensable. Heureusement, les cadastres cantonaux sont aujourd’hui pour la plupart accessibles en ligne et peuvent être consultés facilement. Si une inscription existe, l’étape logique suivante consiste à obtenir une expertise sur les coûts potentiels avant d’entamer les négociations de prix.

Votre plan d’action pour le contrôle du terrain

  1. Consultez en ligne le cadastre cantonal des sites pollués (CSP) pour la parcelle concernée.
  2. Vérifiez la classification exacte : le site nécessite-t-il une investigation, une surveillance ou un assainissement ?
  3. En cas de pollution existante, demandez une expertise indépendante sur la nature de la contamination et les coûts d’assainissement potentiels.
  4. Utilisez l’expertise comme base pour renégocier le prix d’achat en fonction de la pollution et des coûts estimés.
  5. Clarifiez proactivement avec votre banque les possibilités de financement et les éventuelles conditions en cas d’achat malgré une inscription au CSP.

Quand dois-je convertir mon hypothèque SARON en hypothèque à taux fixe ?

Le choix entre une hypothèque SARON et une hypothèque à taux fixe est l’une des décisions stratégiques centrales du financement immobilier. Une hypothèque SARON s’oriente sur le niveau actuel des taux à court terme et est donc souvent moins chère, mais comporte le risque d’une hausse des taux. Une hypothèque à taux fixe vous garantit un taux d’intérêt fixe sur une durée définie (par exemple 10 ans) et offre ainsi une prévisibilité et une protection contre les hausses de taux, mais elle est généralement plus coûteuse.

La question du moment optimal pour une conversion du SARON au fixe est complexe et dépend de l’évolution des taux, des prévisions de taux et de votre propension personnelle au risque. Actuellement, les taux évoluent dans un environnement dynamique. Alors qu’une hypothèque SARON attire avec un taux de base d’environ 1,25 %, les hypothèques à taux fixe sur 10 ans sont déjà disponibles à partir de 1,4 % selon les conditions de marché actuelles de juin 2024. Le surcoût pour la sécurité est historiquement bas, ce qui rend l’hypothèque à taux fixe très attractive.

Un changement est judicieux si vous vous attendez à ce que les taux directeurs augmentent nettement dans un avenir proche et que vous souhaitez vous assurer le niveau de taux actuel, bas, pour une longue période. Si vous prévoyez en revanche des taux stables, voire en baisse, il peut être plus avantageux de rester sur l’hypothèque SARON, plus flexible et moins chère. Pour un jeune couple au budget serré, la prévisibilité d’une hypothèque à taux fixe peut valoir le léger surcoût, car elle protège des mauvaises surprises sur la charge mensuelle.

Alternative : Modèles d’hypothèques hybrides

Au lieu d’une conversion complète, les experts recommandent souvent de diviser l’hypothèque en plusieurs tranches. Une telle stratégie hybride pourrait comprendre une combinaison d’une hypothèque SARON pour la flexibilité à court terme et les avantages de coût, ainsi qu’une ou plusieurs hypothèques à taux fixe avec des durées différentes pour la diversification des risques. Ainsi, les propriétaires profitent des deux mondes : ils participent aux taux bas tout en sécurisant une partie de leur financement contre les hausses de taux. Cette procédure réduit le risque de devoir renouveler la totalité de l’hypothèque à un moment défavorable.

Quel est l’impact des hausses des taux directeurs sur mon hypothèque et mon compte d’épargne ?

Le taux directeur de la Banque nationale suisse (BNS) est l’instrument central de pilotage de la politique monétaire et a des répercussions directes et indirectes sur chaque foyer. Pour les propriétaires et les épargnants, ces effets sont particulièrement palpables. Une hausse du taux directeur est généralement décidée par la BNS pour lutter contre l’inflation. Elle renchérit le refinancement pour les banques commerciales, qui répercutent ces coûts élevés sur leurs clients.

L’impact le plus direct est ressenti par les détenteurs d’hypothèques SARON. Comme le taux SARON s’oriente quasi quotidiennement sur le marché monétaire, une modification du taux directeur se répercute presque immédiatement sur les intérêts hypothécaires. La charge mensuelle augmente tout de suite. Les détenteurs d’hypothèques à taux fixe sont protégés contre de telles hausses pendant la durée de leur contrat. Leur charge d’intérêt reste constante. Ce n’est qu’au moment du renouvellement de l’hypothèque qu’ils devront faire face aux taux de marché alors en vigueur, plus élevés. De l’autre côté du spectre, pour les comptes d’épargne, les hausses de taux directeurs tendent à augmenter les rendements d’intérêts. Toutefois, les banques ne répercutent souvent ces changements avantageux que de manière hésitante et avec un grand retard sur les épargnants.

Inversement, une baisse du taux directeur, telle qu’elle est pratiquée pour stimuler l’économie, entraîne un soulagement immédiat pour les hypothèques SARON. Les détenteurs d’hypothèques à taux fixe n’en profitent pas, tandis que les taux sur les comptes d’épargne tendent rapidement vers zéro. Le choix du modèle d’hypothèque est donc directement lié à votre évaluation de l’évolution future des taux et à votre tolérance au risque.

L’aperçu ci-dessous, basé sur les analyses d’experts financiers comme ceux de la Mobilière, illustre les différents impacts des changements de taux sur les produits financiers les plus courants.

Impact des changements de taux sur différents modèles d’hypothèques
Type d’hypothèque En cas de baisse des taux En cas de hausse des taux
Hypothèque SARON Allègement immédiat Charge suppl. immédiate
Hypothèque variable Adaptation différée Adaptation différée
Hypothèque à taux fixe Aucun impact Aucun impact jusqu’à la fin du terme
Compte d’épargne Rendements d’intérêts plus bas Rendements augmentant lentement

Pourquoi les loyers élevés dans les communes à faible fiscalité absorbent-ils souvent l’avantage fiscal ?

Le choix du lieu de résidence en Suisse est souvent une décision de stratégie fiscale. Les communes ayant un faible taux d’imposition, appelées communes à faible fiscalité, attirent avec la promesse d’une facture fiscale nettement plus basse. Mais se concentrer uniquement sur le taux d’imposition est une erreur classique qui peut coûter cher. La forte demande dans ces communes prisées fait grimper les prix de l’immobilier et les loyers, ce qui peut rapidement neutraliser, voire surcompenser, l’avantage fiscal.

Cet effet s’analyse au mieux avec une perspective de coût global. L’économie d’impôt n’est qu’une composante du calcul. Elle doit être mise en balance avec les coûts plus élevés du logement. Un prix d’achat plus élevé signifie une hypothèque plus importante et donc des frais d’intérêt et d’amortissement plus élevés, ce qui influe directement sur le calcul de la capacité d’endettement. De plus, dans de nombreuses communes à faible fiscalité, les primes d’assurance maladie sont également plus élevées. Ceux qui doivent faire la navette vers un centre urbain pour le travail ont des frais supplémentaires pour les transports publics ou la voiture, qui doivent également être inclus dans le calcul.

Un acheteur stratégique ne devrait donc pas suivre aveuglément l’appel du paradis fiscal, mais réaliser une analyse complète. Parfois, l’achat d’un bien un peu moins cher dans une commune à fiscalité moyenne peut s’avérer être la décision financièrement la plus judicieuse, surtout si cela permet d’éliminer du temps et des frais de transport.

Comparaison du coût global : Wollerau (SZ) vs Winterthour (ZH)

Un calcul comparatif typique met en évidence le dilemme : Wollerau, dans le canton de Schwytz, est connue pour son taux d’imposition extrêmement bas. Winterthour a une charge fiscale nettement plus élevée. Malgré l’économie d’impôt considérable à Wollerau, les prix de l’immobilier au mètre carré massivement plus élevés peuvent faire en sorte que la charge mensuelle totale (intérêts hypothécaires, amortissement, charges) y soit plus élevée qu’à Winterthour. Si l’on tient compte en plus des primes d’assurance maladie potentiellement plus élevées et des trajets plus longs, l’avantage fiscal initial peut vite devenir une illusion. La décision pour un lieu de résidence devrait donc toujours se baser sur un calcul individuel du coût global.

L’essentiel en bref

  • Le calcul de la capacité d’endettement de la banque n’est pas une fatalité, mais un champ de négociation qui peut être influencé par une stratégie intelligente.
  • La structuration des fonds propres, en particulier le choix entre versement anticipé et mise en gage de la caisse de pension, est souvent plus déterminante que le simple montant du revenu.
  • Une analyse du coût global, incluant les impôts, les prix de l’immobilier, les charges et le temps de transport, est supérieure à une focalisation aveugle sur les communes à faible fiscalité.

Comment la Banque nationale suisse (BNS) protège-t-elle mon épargne de l’inflation ?

L’inflation, c’est-à-dire la perte rampante de pouvoir d’achat de la monnaie, est l’une des plus grandes menaces pour l’épargne à long terme. La mission première de la Banque nationale suisse (BNS) est de garantir la stabilité des prix et ainsi de protéger la valeur du franc suisse. Elle ne le fait pas en contrôlant directement les prix, mais en gérant les conditions cadres pour la masse monétaire et les taux d’intérêt dans le pays.

SNB-Gebäude mit abstrakten Zinsgrafiken im Hintergrund

L’instrument principal de la BNS est le taux directeur de la BNS. Si l’inflation menace d’augmenter, la BNS augmente le taux directeur. Cela renchérit les crédits pour les banques commerciales, ce qui se répercute sur les hypothèques et les crédits à la consommation. La demande de biens et services est freinée, ce qui atténue la pression sur les prix. Inversement, en période de conjoncture faible et de menace de déflation (baisse des prix), la BNS baisse le taux directeur pour stimuler l’économie. La BNS définit la stabilité des prix comme une augmentation des prix à la consommation inférieure à 2 % par an. Ce seuil de 2 % est défini comme la limite supérieure de la stabilité des prix et signale quand la BNS doit intervenir.

Comme la BNS le souligne elle-même dans l’une de ses évaluations de la situation, son action est orientée vers la stabilité à moyen terme :

La BNS peut configurer la politique monétaire de manière appropriée pour s’assurer que l’inflation à moyen terme reste dans la zone de stabilité des prix.

– Banque nationale suisse, Communiqué de presse sur l’examen de la situation monétaire

Pour vous, en tant qu’épargnant, cela signifie que la BNS pose les jalons fondamentaux pour protéger votre argent d’une perte de valeur rapide. Toutefois, elle ne peut pas empêcher totalement une inflation modérée. Pour le maintien de la fortune à long terme, il est donc crucial de ne pas laisser l’épargne uniquement sur un compte d’épargne, où elle perd de la valeur réelle, mais de l’investir dans des actifs réels comme l’immobilier ou les actions, qui offrent une protection naturelle contre l’inflation.

La prochaine étape logique est une analyse détaillée de votre structure de financement personnelle. Calculez votre capacité d’endettement non seulement selon la formule des 33 %, mais modélisez différents scénarios avec différentes sources de fonds propres et modèles hypothécaires afin de trouver la solution optimale pour votre situation.