Contrairement à l’idée reçue selon laquelle le Conseil des États ne serait qu’un simple équilibre fédéraliste, il s’agit d’une machine politique active qui brise délibérément le pouvoir des partis nationaux.

  • Le système majoritaire favorise les personnalités plutôt que les listes de partis, ce qui déconnecte les résultats des parts de voix nationales.
  • La majorité des cantons donne un droit de veto aux petits cantons, capable de renverser une majorité populaire nationale, protégeant ainsi les minorités.

Recommandation : Pour comprendre la politique suisse, il faut décoder la logique du Conseil des États et non se focaliser sur les pourcentages nationaux des partis.

La question de savoir pourquoi la voix d’un citoyen du canton d’Uri, avec ses quelque 37 000 habitants, a exactement le même poids au Conseil des États que celle d’un Zurichois issu d’un canton de 1,5 million de personnes, est au cœur du fédéralisme suisse. Elle touche au fondement même du système bicaméral et suscite souvent des débats passionnés sur l’équité démocratique. À première vue, ce déséquilibre semble choquant et contredit le principe « une personne, une voix ».

Les explications habituelles parlent d’une « Chambre de réflexion », d’une chambre de compensation et de modération qui préserve les intérêts des cantons. Mais cette description est insuffisante. Elle occulte le fait que le Conseil des États est bien plus qu’un simple correctif passif. C’est une machine politique active, dont la construction et les procédures électorales sont délibérément conçues pour briser la puissance brute du nombre d’habitants et la logique de politique partisane qui domine le Conseil national. La clé de la compréhension ne réside pas seulement dans la répartition rigide des sièges, mais dans les mécanismes spécifiques du système électoral majoritaire et l’arme ultime des petits cantons : la majorité des cantons (Ständemehr).

Cet article plonge au cœur du fonctionnement de ces mécanismes. Nous analyserons comment le système électoral privilégie les personnalités par rapport aux partis, comment le Conseil des États freine les décisions précipitées en tant que correctif fédéral, et comment la majorité des cantons devient un facteur de pouvoir décisif. À travers des exemples concrets, il apparaîtra clairement pourquoi l’observation des seuls pourcentages de partis lors des élections au Conseil des États est trompeuse et comment ce système façonne durablement le paysage politique suisse.

Le plan suivant vous guidera à travers les aspects centraux qui font le rôle unique et le pouvoir du Conseil des États dans l’édifice politique de la Suisse. Chaque section éclaire un mécanisme spécifique ou une conséquence de ce système complexe.

Pourquoi les conseillers aux États ne sont-ils presque toujours élus qu’au second tour ?

Le phénomène des seconds tours lors des élections au Conseil des États n’est pas un défaut du système, mais sa conséquence logique. La raison réside dans un obstacle mathématique élevé : la majorité absolue. Au premier tour, seul celui qui obtient plus de la moitié de tous les suffrages valables est élu. Avec un large éventail de candidats, cet obstacle arithmétique devient presque inatteignable pour la plupart. Chaque candidat enlève des voix aux autres, ce qui rend l’obtention de plus de 50 % extrêmement difficile. Les élections de 2023 l’illustrent parfaitement : dans dix cantons, dont de grands cantons comme Zurich, Berne et Genève, un second tour a été nécessaire car personne n’a atteint le nombre de voix requis au premier essai.

Au second tour, la règle du jeu change fondamentalement : la majorité relative suffit. Est élu celui qui obtient le plus de voix, indépendamment du fait que cela représente plus de 50 % ou non. Cela conduit à des repositionnements stratégiques. Les candidats ayant obtenu de faibles résultats se retirent souvent, et des alliances ainsi que des recommandations de vote se forment. L’accent se déplace d’une élection purement nominative vers une décision tactique. Ce processus a toutefois un prix démocratique. Comme le montrent les statistiques de Zurich, la participation électorale chute souvent de manière marquée au second tour. Une participation de 42,7 % au second tour représente une baisse de près de 10 points de pourcentage par rapport au premier, ce qui peut affaiblir la légitimité des élus.

En fin de compte, le système de la majorité absolue force les acteurs politiques à la recherche de consensus et à la concentration sur des personnalités capables de rassembler une majorité. Il empêche les candidats extrêmes ou polarisants de s’imposer avec une simple minorité, du moins lors du premier tour.

Comment le Conseil des États freine-t-il les décisions populistes précipitées du Conseil national ?

Le Conseil des États est souvent qualifié de « Chambre de réflexion ». Cette fonction n’est pas le fruit du hasard, mais elle est inscrite dans la structure et la composition de la chambre. Alors que le Conseil national, avec ses 200 membres élus à la proportionnelle, reflète souvent les humeurs politiques actuelles et les tendances à court terme, le Conseil des États agit comme un correctif institutionnel. Les mandats plus longs et le mode d’élection favorisent des personnalités plus expérimentées et souvent plus modérées. La composition démographique le confirme : dans la petite chambre, l’âge moyen est de 57 ans, contre 51 ans au Conseil national.

Cette plus grande ancienneté s’accompagne souvent d’une expérience politique accrue et d’une certaine distance par rapport à l’actualité immédiate. Les membres du conseil ont l’habitude de travailler minutieusement sur les projets de loi en commissions et de chercher des compromis viables par-delà les frontières partisanes. Les projets populistes ou mal conçus, adoptés au Conseil national portés par une vague d’opinion publique, se heurtent souvent à une résistance au Conseil des États. Ils y sont à nouveau examinés, décortiqués et analysés sous l’angle de leurs conséquences à long terme et de leur compatibilité fédérale. La forte proportion d’universitaires – environ 60 % des parlementaires possèdent un diplôme universitaire – contribue également à une culture de débat plutôt analytique et basée sur les faits.

Detailaufnahme von Arbeitsdokumenten und Händen während einer Kommissionssitzung

Comme on peut le voir sur l’image, l’accent est mis sur le travail de détail et la lutte commune pour trouver une solution. C’est ce processus de délibération soigneuse qui fait du Conseil des États un rempart efficace contre les décisions politiques précipitées. Il ralentit délibérément le processus législatif pour garantir la qualité et la durabilité des décisions et assurer la stabilité du système politique.

Parti ou canton : à qui le conseiller aux États est-il prioritairement dévoué ?

Bien que les conseillers aux États soient membres d’un parti, leur loyauté primaire dans la vie politique quotidienne va à leur propre canton. Ils se considèrent comme les ambassadeurs de leur région à Berne. Cet ancrage est le résultat direct du système électoral majoritaire, où ce ne sont pas les listes de partis mais les personnalités individuelles qui sont élues. Pour réussir, les candidats doivent s’adresser à un électorat large, au-delà de leur propre base partisane. Ils doivent être perçus comme des représentants crédibles des intérêts globaux du canton, qu’il s’agisse de questions économiques, culturelles ou d’infrastructure.

Cette focalisation sur le canton conduit à un décrochage significatif par rapport à la force nationale des partis. La composition du Conseil des États ne reflète absolument pas les parts de voix des partis au niveau national. Un regard sur les résultats des élections de 2023 le démontre : alors que l’UDC est la première force nationale, elle est comparativement peu représentée au Conseil des États. Le Centre détient le plus grand groupe avec 15 sièges, suivi du PLR avec 11, tandis que l’UDC n’en compte que 6. Cela montre qu’au Conseil des États, les forces modérées, orientées vers le consensus, et les partis fortement ancrés dans les cantons sont systématiquement favorisés.

Le canton de Zurich, avec 1,5 million d’habitants, a le même poids au Conseil des États que celui d’Uri avec 37 000 habitants.

– Wikipedia, Ständerat – Kantonsvertretung

Cette double loyauté – envers le parti et envers le canton – crée une tension permanente. Dans la plupart des cas, l’intérêt cantonal l’emporte cependant, en particulier lorsqu’il s’agit de la répartition des fonds fédéraux, de l’emplacement d’institutions fédérales ou de lois qui concernent spécifiquement certaines régions. Le Conseil des États agit ici comme un rempart fédéraliste qui garantit que les préoccupations des cantons ne soient pas écrasées par la politique partisane nationale.

L’erreur d’espérer des pourcentages de partis lors des élections au Conseil des États (majoritaire)

L’une des plus grandes erreurs d’analyse lors des élections au Conseil des États est le transfert de la logique du Conseil national. Dans le système proportionnel du Conseil national, chaque voix compte pour le parti et contribue au pourcentage global, qui est ensuite converti en sièges. Dans le système majoritaire du Conseil des États, ce raisonnement est totalement déplacé. Ici, il ne s’agit pas de la force d’un parti, mais de la capacité d’une seule personnalité à s’imposer. C’est une élection de personnes, pas une élection de listes.

L’exemple le plus frappant de cette logique systémique est l’UDC. Bien qu’elle soit depuis des années le parti ayant le plus grand nombre d’électeurs en Suisse, elle ne parvient que rarement à convertir cette dominance en sièges au Conseil des États. Le système majoritaire montre ici son effet : l’UDC, avec plus de 25 % des voix, ne dispose que de 6 sièges sur 46 au Conseil des États. La raison en est que ses candidats sont souvent polarisants et ont du mal à obtenir, au-delà de leur noyau d’électeurs, les voix du camp modéré nécessaires à la majorité absolue. Les candidats du Centre ou du PLR, plus consensuels, ont souvent plus de facilité à forger de larges coalitions.

De plus, les éléments tactiques tels que les apparentements de listes, qui peuvent être décisifs dans le système proportionnel, sont non applicables dans le système majoritaire. Seul compte le nom qui figure le plus souvent sur les bulletins de vote. Les électrices et électeurs votent pour une personne en qui ils ont confiance pour représenter au mieux leur canton, l’appartenance partisane n’étant qu’un critère parmi d’autres.

Check-list : Comprendre les principales différences

  1. Système électoral : Dans le système majoritaire (Conseil des États), les deux candidats ayant le plus de voix gagnent ; au premier tour, la majorité absolue est nécessaire. Dans le système proportionnel (Conseil national), les sièges sont répartis proportionnellement à la part de voix des partis.
  2. Candidats vs Listes : Lors de l’élection au Conseil des États, vous donnez votre voix à des individus. Lors de l’élection au Conseil national, vous choisissez d’abord une liste de parti, même si vous pouvez modifier des noms.
  3. Alliances : Les apparentements de listes, qui aident les petits partis à la proportionnelle, ne sont pas applicables au système majoritaire de l’élection au Conseil des États.
  4. Second tour : Seul le système majoritaire prévoit un second tour si nécessaire, où la majorité relative (le plus de voix) suffit pour l’emporter.
  5. Capacité à réunir une majorité : Le système majoritaire oblige les candidats à être capables de rassembler au-delà de leur propre parti, ce qui favorise tendanciellement les profils modérés.

Quiconque veut évaluer les chances de succès au Conseil des États doit donc analyser les réalités régionales, la notoriété et l’acceptation des candidats, au lieu de lorgner sur les sondages nationaux des partis.

Quand un projet échoue-t-il à cause de la majorité des cantons alors que le peuple a dit oui ?

La majorité des cantons est l’arme la plus affûtée du fédéralisme et la preuve ultime du poids des cantons. Pour une modification de la Constitution, la Suisse exige une double majorité : la majorité du peuple (Volksmehr) et la majorité des cantons (Ständemehr). Cela signifie que même si une majorité de Suisses approuve un projet, celui-ci peut échouer si une majorité de cantons ne dit pas également « oui ». C’est le moment où la voix d’Uri compte littéralement autant que celle de Zurich.

Étude de cas : L’initiative pour des multinationales responsables 2020

Un exemple historique de la puissance de la majorité des cantons est l’ initiative pour des multinationales responsables. En 2020, 50,7 % du peuple a voté pour l’initiative – une majorité populaire serrée mais claire. Cependant, le projet a échoué massivement à la majorité des cantons avec seulement 8,5 cantons favorables contre 14,5 défavorables. Ce n’était que la deuxième fois depuis 1955 qu’une initiative était stoppée de cette manière. Le résultat a révélé les fossés profonds entre les cantons urbains, tendanciellement de gauche/verts (qui ont accepté) et les cantons ruraux, de droite/conservateurs (qui ont refusé).

Cet instrument a été créé en 1848 pour protéger les petits cantons, majoritairement catholiques-conservateurs du Sonderbund, contre la domination des grands cantons libéraux-radicaux. Aujourd’hui, il protège surtout la Suisse rurale et périphérique face aux centres urbains. Le développement démographique a massivement accentué ce déséquilibre au fil des décennies. Si une voix à Appenzell Rhodes-Intérieures pesait déjà 11 fois plus qu’à Zurich en 1848, elle a aujourd’hui un poids bien plus élevé. Une voix d’Appenzell Rhodes-Intérieures pèse aujourd’hui 40 fois plus que celle de Zurich lorsqu’il s’agit de la majorité des cantons.

Symbolische Darstellung des föderalen Gleichgewichts zwischen grossen und kleinen Kantonen

La majorité des cantons est donc un instrument profondément antidémocratique si l’on part du principe « une personne, une voix ». En même temps, c’est le pilier décisif qui assure l’équilibre fédéraliste et empêche les cantons les plus peuplés de simplement mettre les plus petits en minorité. Elle oblige les initiateurs de modifications constitutionnelles à rechercher un large consensus qui dépasse les agglomérations urbaines.

Quand les projections sont-elles fixées et quelle est leur fiabilité à midi ?

Un dimanche d’élections, la nation attend avec impatience les premiers chiffres publiés vers midi. Pourtant, concernant les élections au Conseil des États, la plus grande prudence est de mise. La fiabilité des projections de 12 heures est limitée, car elles brossent souvent un tableau déformé de la réalité. La raison principale réside dans la vitesse de dépouillement variable. Les premiers résultats proviennent généralement des villes et des grandes communes, qui ont déjà dépouillé leurs votes par correspondance tôt le matin. Les communes rurales dépouillent souvent plus tard et leurs résultats n’alimentent les projections que dans l’après-midi.

Cela peut entraîner des basculements considérables au cours de la journée. Un candidat en tête à midi grâce aux bons résultats urbains peut se faire dépasser en fin d’après-midi par un concurrent ayant fortement mobilisé dans les campagnes. Pour le Conseil des États, s’ajoute le fait que le dépouillement dure souvent plus longtemps que pour le Conseil national. Alors qu’au Conseil national, des listes de partis lisibles par machine accélèrent le processus, pour l’élection majoritaire au Conseil des États, les noms écrits à la main sur le bulletin doivent être saisis et comptés manuellement. C’est un processus chronophage et sujet aux erreurs.

Des tendances fiables ne sont donc généralement identifiables qu’en début ou milieu d’après-midi, lorsqu’une part significative des communes a été dépouillée. Les résultats définitifs pour la plupart des cantons sont généralement connus en début de soirée le dimanche de l’élection. En cas de résultats très serrés, une confirmation définitive peut cependant attendre le lendemain. Le résultat final officiel publié par l’Office fédéral de la statistique se fait attendre encore plus longtemps.

Politicien de milice ou professionnel : qui représente le mieux les intérêts du peuple ?

Le parlement suisse est conçu sur le principe du parlement de milice. L’idée est que les députés ne sont pas des politiciens professionnels, mais exercent une activité lucrative normale parallèlement à leur mandat. Ils sont censés conserver ainsi un lien direct avec la réalité de la vie de la population et représenter les intérêts du peuple de manière plus « proche ». Ce principe est un élément important de l’identité politique suisse et vise à prévenir l’émergence d’une « caste politique » déconnectée.

Le Parlement suisse est un parlement de milice. Cela signifie que les membres du Parlement ne sont théoriquement pas des politiciens professionnels. Pour la plupart d’entre eux, l’activité parlementaire constitue toutefois l’activité principale.

– ch.ch, Das Schweizer Parlament

Dans la réalité, cette image a toutefois fortement évolué. En particulier au Conseil des États, le mandat n’est plus gérable comme un simple « job d’appoint ». La complexité des dossiers, le travail intensif en commissions et les obligations de représentation font que l’activité parlementaire est devenue l’ activité principale pour la grande majorité des conseillers aux États. On parle donc souvent d’un « parlement semi-professionnel ». D’un côté, cette professionnalisation permet d’approfondir les sujets et d’améliorer la qualité du travail législatif. De l’autre, elle comporte le risque d’une déconnexion de la base.

La question de savoir qui représente le peuple de manière la plus « proche » n’est pas simple. Le « politicien de milice » apporte peut-être plus d’expériences directes de son quotidien professionnel, mais il a moins de temps pour se plonger dans des lois complexes. Le politicien professionnel de facto au Conseil des États dispose de l’expertise et de l’expérience nécessaires pour élaborer des lois solides, mais court le risque de perdre de vue les soucis et les besoins des citoyens ordinaires. Le système vit de cette tension entre exigence professionnelle et idéal de milice.

L’essentiel en bref

  • Le système majoritaire au Conseil des États est une élection de personnes qui favorise les candidats consensuels et brise le pouvoir des partis nationaux.
  • L’obstacle de la « majorité absolue » au premier tour conduit systématiquement à des seconds tours et favorise les alliances stratégiques.
  • La majorité des cantons est le veto fédéraliste ultime, capable de renverser une majorité populaire et protégeant ainsi les intérêts des petits cantons.

Comment remplir correctement le bulletin de vote pour qu’il ne soit pas nul ?

Remplir correctement son bulletin de vote est crucial pour que votre voix compte. Particulièrement lors de l’élection au Conseil des États, qui suit le système majoritaire, il existe des pièges à éviter, car les règles diffèrent fondamentalement de l’élection au Conseil national (proportionnelle). Une mauvaise manipulation peut rapidement rendre l’ensemble du bulletin nul. La règle d’or est la suivante : il s’agit d’une élection de personnes. Vous donnez votre voix directement à des candidates et candidats, pas à un parti.

L’erreur la plus fréquente est ce qu’on appelle le cumul, c’est-à-dire le fait d’inscrire plusieurs fois le même nom. Alors que cela est autorisé pour l’élection au Conseil national pour donner deux voix à un candidat, cela rend le bulletin pour le Conseil des États immédiatement nul. Chaque nom ne doit être inscrit qu’une seule fois. De même, vous ne devez pas inscrire plus de noms qu’il n’y a de sièges à pourvoir – dans la plupart des cantons, il s’en trouve deux. L’inscription de trois noms sur un bulletin pour deux sièges entraîne également la nullité. Le tableau suivant résume les différences centrales à connaître.

Différences entre élection au Conseil national et au Conseil des États
Aspect Conseil national Conseil des États
Système électoral Proportionnel (élection de liste) Majoritaire (élection de majorité)
Listes Listes de partis pré-imprimées Lignes vides ou noms pré-imprimés
Cumuler Autorisé (2x le même nom) Interdit
Panacher Autorisé (noms de listes différentes) Non applicable
Lignes vides Comptent pour le parti Aucun effet

Il est tout à fait autorisé de n’inscrire qu’un seul nom, même si deux sièges sont à pourvoir. La ligne vide n’a pas d’effet négatif. Veillez également à une écriture lisible afin que le nom puisse être attribué sans ambiguïté à la bonne personne. Des inscriptions illisibles ou équivoques peuvent également être jugées nulles.

Plan d’action : Remplir correctement son bulletin

  1. Vérifier le nombre : Inscrivez au maximum autant de noms qu’il y a de sièges à pourvoir (généralement deux). Un dépassement rend le bulletin nul.
  2. Pas de cumul : N’écrivez chaque nom qu’une seule fois. Une double mention entraîne la nullité du bulletin.
  3. Garantir la lisibilité : Utilisez une écriture claire et sans équivoque. Le nom de la personne candidate doit être identifiable sans aucun doute.
  4. Utiliser les lignes vides : Vous pouvez sciemment laisser une ligne vide si vous ne souhaitez donner votre voix qu’à une seule personne. C’est une option stratégique valable.
  5. Pas d’ajouts : N’ajoutez pas de commentaires, titres ou noms de partis qui ne font pas partie du nom officiel. N’écrivez que le prénom et le nom.

Maintenant que vous connaissez les mécanismes et les exigences formelles, vous pouvez prendre une décision éclairée lors des prochaines élections et exploiter pleinement l’importance stratégique de votre voix pour le Conseil des États.

Questions fréquentes sur le Conseil des États et les élections

Pourquoi le dépouillement des élections au Conseil des États dure-t-il plus longtemps ?

Lors des élections majoritaires, les noms inscrits à la main doivent être comptés manuellement, tandis que lors des élections proportionnelles, des listes lisibles par voie électronique sont souvent utilisées, ce qui accélère considérablement le processus.

Quelle est la fiabilité des projections de midi ?

Les premières projections se basent principalement sur les votes par correspondance des zones urbaines et peuvent présenter un résultat final déformé, car les communes rurales sont souvent dépouillées seulement l’après-midi et peuvent présenter d’autres préférences politiques.

Quand les résultats définitifs sont-ils connus ?

Alors que les résultats finaux cantonaux sont généralement connus le dimanche soir de l’élection, les résultats définitifs et officiellement confirmés pour toute la Suisse sont généralement publiés par l’Office fédéral de la statistique d’ici le 30 novembre suivant les élections.